« Je complique tout, mais je veux m’en sortir ! « 

Il y a les personnes qui, par nature, évitent les difficultés en cherchant le chemin le plus simple et puis il y a ceux qui compliquent tout.

Par exemple: Alain reçoit un message de son épouse quelques minutes avant la fin de sa journée de travail. Sa visite médicale s’éternise, résultat, elle ne saura pas aller rechercher leur fille à l’école. Et voici comment Alain se pourrit la journée en imaginant tout un scénario:  » Il faut que j’appelle le garagiste pour prévenir que j’aurai un peu de retard avec ce détour, enfin un peu, si je trouve de la place devant l’école. Ce qui ne va pas être chose simple avec si peu de marge de manœuvre. Je vais sonner à Céline pour qu’elle m’attende au coin de la rue, comme ça, j’évite les files devant l’école. Donc pas besoin de sonner au garage, enfin, si, par mesure de sécurité.  » Et encore, c’est résumé !

Ce comportement de passer à la loupe le moindre détail de chaque évènement devient vite une prison pour la personne qui tente, ainsi, d’éviter de perdre le contrôle de la situation. Evidement, cette conduite provoque anxiété, stress et pression qui deviennent parfois trop lourd à porter (ou supporter).

 

Quelques pistes pour tenter de comprendre d’où vient ce comportement.

 

Victime du « Sois parfait ». Conditionné par ce mot d’ordre dès le plus jeune âge, il nous arrive de déformer cet apprentissage en maniaquerie. Afin d’éviter les problèmes et les situations d’échec, nous tentons de tout contrôler, de penser à chaque détail pour envisager chaque cas et opter au final pour la meilleure opportunité.

 

Tout maîtriser. Sous des faux airs de personne mal organisée se cache, au contraire, un pro de la maîtrise. Chaque situation est analysée, décortiquée sous tous ses aspects afin de  ne laisser aucune place au hasard. Le but est de ne jamais se retrouver face à l’imprévu. Mais cette analyse est stressante et épuisante.

 

Eviter la « fin ». Tout compliquer est une bonne méthode pour brasser beaucoup d’air en veillant toutefois à reporter l’échéance finale. La plupart des psychanalystes s’entendent sur l’origine de ce comportement dans la plus jeune enfance, lors d’une séparation fusionnelle mère/enfant mal vécue. Un évènement comme le départ à l’école, le sevrage maternel, la mise à la crèche peut être perçu comme un déchirement, la peur de la fin (de ne plus voir sa mère). Cela marque l’enfant qui, à l’âge adulte, risque de développer des comportements anxiogènes pour éviter toute fin.

 

Rester « l’enfant Roi ». Quand nous sommes face à une éducation avec peu de limites, nous pouvons vite prendre l’habitude d’obtenir facilement et rapidement ce que nous voulons. Les personnes issues de « l’enfant Roi » peuvent devenir des adultes capricieux et/ou qui s’embourbent dans les difficultés de la vie.

Quelques pistes pour évoluer.

 

Réapprendre à gérer son temps. A force de tenir compte de chaque pièce du puzzle, vous finissez par tout mélanger. Organiser, c’est aussi faire des choix. Vous pouvez commencer par faire le tri entre le nécessaire et le superflu. Une fois quelques tâches ou impératifs éliminés, vérifiez l’urgence et l’importance de ceux restants. Gardez quelques disponibilités pour prendre soin de vous. Vous remarquerez, sans doute, que la vie est plus agréable quand on se débarrasse des charges inutiles.

 

Les détails reste du détail. Comprenez qu’à force de vouloir maîtriser chaque détail, vous vous y perdez. Il vous est possible d’arrêter, purement et simplement, de retarder l’objectif final en vous débarrassant des détails. Allez donc à l’essentiel !

 

Stop au film. Une simple invitation à un anniversaire peut faire perdre la tête à certaines personnes. « Comment vais-je m’habiller ? Et qui sera là ? Parce que si X est là, il faut que je la joue séduisante …. mince alors, ça veut dire que si X vient Y ne sera pas invitée …. et moi qui me réjouissait de la revoir »

 

Si on ne vous arrête pas, vous finirez par vous rendre compte que votre raisonnement va un peu loin et vous maintient dans un stress permanent. Le mouvement de Pleine Conscience pourrait vous aider à relativiser. Vous pouvez aussi placer des post-il chez vous, avec des messages positifs comme: « Je profite de l’instant, ici et maintenant ».

 

Déstressez-vous. Si vous voulez éviter le cercle vicieux de la fatigue chronique qui conduit directement au burn-out, à la dépression et à l’épuisement, apprenez à vous détendre. Il existe de nombreuses techniques: sophrologie, yoga, méditation, relaxation par la respiration, hypnose. C’est à vous de trouver celle qui vous conviendra. Vous pouvez vous fixer un minimum de temps par semaine à vous accorder et surtout, ne dérogez pas à ce planning.

 

Oser en parler avec l’entourage. Les mots cool, zen, lâcher-prise, vous donnent de l’urticaire ? Plutôt que de ruminer ou de vous énerver, expliquez votre comportement à votre entourage. Ils n’imaginent certainement pas que pour un perfectionniste comme vous, une personne cool puisse paraître fainéante. Proposez-leur de vous donner des pistes qui vous permettent de voir les choses autrement au lieu de vous rappeler sans cesse votre soucis du détail. Vous pouvez aussi leur demander de vous proposer des sorties « un peu imprévues » pour vous distraire, passer un agréablement moment tout en ayant rien à organiser, planifier ou contrôler.

 

Méditer pour apprendre à accepter l’incertitude. S’abandonner à une certaine forme d’incertitude ne signifie pas qu’on ne fait plus fonctionner son cerveau. Au contraire ! Si le cerveau gauche est le roi de l’organisation, du concret, de la méthode, l’utiliser en prédominance nous enferme parfois dans des comportements proches du perfectionnisme (surtout si on cumule avec une prédominance cerveau cortical). Encore une fois, l’harmonie se trouve dans l’équilibre, dans l’unicité alors laissez votre cerveau droit vous guider. Il est le royaume de votre intuition, de votre créativité, du non-verbal, de la communication, de la sensualité. Apprenez à entendre les signes, à voir les messages qu’il vous envois, vous ressentirez alors un bien-être absolu, un sentiment d’être juste à votre place, avec les bons comportements. Si la cohérence est un fil d’Ariane, l’incertitude est le labyrinthe dans lequel vous circulez librement. Explorez chaque chemin, vous finirez par trouver celui qui vous mène vers la sortie de stress, des problèmes répétitifs et du besoin de tout vouloir contrôler. Osez vivre qui vous êtes et vous ressentirez une liberté totale qui rayonnera.

 

Pascal,

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Vous voulez apprendre a gérer votre page....
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