Billets d'humeur

Atchoum, le printemps est là…

 

Le printemps évoque les arbres en fleurs, les arcs-en-ciel et les journées qui allongent. Mais pour moi, il est synonyme depuis quelques jours d’éternuements en rafale, d’yeux qui pleurent et de gros problèmes respiratoires. Cette sensation d’étouffer au moindre effort est vraiment pénible. Et par “effort”, j’entends une activité physique ridicule comme monter cinq marches d’escalier ou marcher à une vitesse d’escargot.

SI j’avais été une personne prévoyante, je serais allée trouver mon médecin avant l’apparition des symptômes. Je devais bien me douter qu’ils seraient au rendez-vous, ces salopiauds. Ils reviennent chaque année avec une ponctualité qui forcerait presque l’admiration. Mais je ne suis pas une personne prévoyante.

C’est comme ça que je me suis retrouvée à plus de 1.000 km de chez moi à user mouchoir sur mouchoir et à pleurer devant l’Annonciation de Léonard de Vinci en donnant l’impression d’être émue par tant de talent alors que mes yeux essayaient juste d’évacuer les particules de pollen collées à leur surface.

On se rend compte qu’on a un médecin en or quand il répond à un SMS d’appel au secours dans les trois minutes avec une solution (temporaire). J’ai donc pu me débrouiller avec les moyens du bord histoire de ne pas pourrir mes vacances. Et ça a plutôt bien marché. Juste le temps de mon séjour à Florence. Comme si mon corps avait établi un contrat à conditions générales: “Je te laisse tranquille lorsque tu es en Italie”. Puis, écrit au verso en tout petits caractères: “Mais tu vas morfler dès qu’on sera de retour au pays”.

 

 

pollen

 

Je suis donc allée chez le médecin jeudi. Il a voulu prendre mon pouls en me fixant un truc sur le doigt. Figurez-vous que je n’avais pas de pouls. Mon médecin, qui a un humour noir comme j’aime, a alors prononcé l’heure de mon décès à 12:57. On a bien ri. Pour la petite histoire, l’appareil refusait d’afficher les données parce qu’il n’aimait pas mon vernis violet foncé. Véridique. Cette petite chose n’a aucun goût!

Ensuite, je suis passée à la pharmacie. Où j’ai discuté longuement de mes problèmes d’allergie. De ma réticence à bourrer mon corps de substances chimiques pour contrer un simple effet de la nature. Je ne sais pas vous mais moi je trouve l’idée assez insupportable. Et il y a pire! Le chéridam, lui, est allergique au soleil. C’est pas triste de chez triste, ça? C’est alors que mon pharmacien (en or, je suis bien entourée sur le plan médical) m’a proposé un traitement complémentaire naturel. Il a parlé de gemmothérapie. J’ai fait un peu de grec en secondaire – mais pas très longtemps parce que c’était le mercredi à treize heures et que j’avais autre chose à faire de mon après-midi de congé. J’ai quand même retenu par exemple que la lithothérapie prétend pouvoir soigner grâce aux pierres. J’entends “gemmothérapie”, je me dis que l’idée est de se soigner au moyen de gemmes. Et pour moi, des “gemmes”, c’est des pierres fines joliment colorées. Je me voyais déjà obligée d’acheter une améthyste précieuse pour guérir mes allergies. L’idée me séduisait énormément. Jusqu’à ce que j’apprenne que la gemmothérapie fonctionne en fait avec des extraits de bourgeons de plantes. C’est tout de suite moins glam’, hein? Heureusement que je me suis abstenue de parler de pierres précieuses à mon pharmacien. Oh wait, maintenant que j’y pense, je crois bien que ça m’a échappé.

Le moral est toujours meilleur quand on a un sac de médocs dans la boîte à gants. C’est comme ça qu’après la pharmacie, j’ai trouvé la force d’aller faire un tour à la Médiacité pour aller découvrir la nouvelle édition limitée de chez Rituals. Quel courage, hein! Parfois, je m’épate. Comme je m’y attendais, ce parfum est délicieux. Et, alors que mes yeux pulsaient au fond de leur orbite, que mon cerveau semblait vouloir sortir de ma boîte crânienne chaque fois que je toussais et que mon asthme était à son niveau maximum, je me suis rendu compte que mon sens de l’odorat avait été épargné. Miraculeusement. J’y ai vu un signe. J’ai donc acheté deux-trois produits de la gamme. Bon, OK. Trois. C’est qu’il faut savoir se faire plaisir pour guérir.

Maintenant, il me semble que j’ai tout pour aller mieux très rapidement. D’ici quelques jours, je serai de nouveau au top pour profiter des merveilles du printemps. En attendant, j’envoie toute ma solidarité à ceux qui, en cette belle saison, passent leur temps à éternuer. À vos souhaits, les amis. À vos souhaits!

 

Elise, en 1.500 signes ou plus

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