Billets d'humeur

Le lien avec les grands parents…

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.  Alors imaginez quand deux êtres vous manquent …

Avant-hier était l’anniversaire de la mort de mon grand-père.  Dix-huit ans déjà.  Une leucémie.

A l’époque, je venais d’accoucher de ma Critchounette, un mois plus tôt, et c’est pour lui que je l’ai appelée Armelle.  Je savais que ce prénom lui tenait à cœur et j’ai voulu lui faire un dernier cadeau avant qu’il parte.

Et hier était l’anniversaire de sa femme, ma grand-mère, qui aurait dû fêter ses 92 ans.  Sa bouille toute ronde me manque.

J’ai vécu chez eux mes premières années de vie, jusqu’à mes 7 ans, et ils se sont occupés de moi comme de leur propre enfant, comme si j’étais leur petite dernière.  Il y avait donc entre eux et moi un lien particulier, pas celui d’un enfant, mais pas celui d’un petit-enfant non plus, c’est difficile à décrire.

J’aurais aimé qu’ils soient toujours là pour voir grandir mes enfants.  J’aurais aimé voir ma grand-mère mordre dans les cuisses potelées de mon Tit Potam.  Voir mon grand-père lancer son regard bleu à Critchounette quand elle était petite pour lui faire peur.  Mais c’est l’histoire de la vie, le cycle éternel (histoire de vous mettre la chanson du Roi Lion en tête) : des petits êtres arrivent pendant que d’autres s’en vont …

 

 

Je me souviens des dimanches matin, quand j’allais passer un week-end chez eux, la bonne odeur du poulet au four remontant de la cuisine jusqu’à la chambre, puis l’odeur des crêpes que ma grand-mère cuisait en début d’après-midi, qu’elle saupoudrait de cassonade et qu’elle tenait au chaud jusqu’au soir en les plaçant sur le poêle au charbon.  Je lorgnais du coin de l’œil en bavant pendant des heures avant qu’elle ne se décide à replacer l’assiette sacrée au milieu de la table.

Je me souviens de mon grand-père qui écoutait du Tino Rossi en boucle et qui me faisait danser.  Je posais mes petits pieds sur les siens et il nous faisait balancer doucement au son de la musique.  Un souvenir tellement bien ancré en moi qu’il m’est encore impossible aujourd’hui d’écouter du Tino Rossi sans me mettre à pleurer (je ne vous dis pas dans quel état je passe les fêtes de Noël avec son « Petit Papa Noël » diffusé en boucle à la radio et dans les magasins !!).

Et je me demande si, dans leurs relations avec leurs propres grands-parents, mes enfants auront plus tard des souvenirs comme ça qui les prendront encore aux tripes des décennies plus tard.  J’ai peur qu’ils n’aient pas suffisamment partagé de moments, pas suffisamment créé de beaux souvenirs pour plus tard, peur qu’ils oublient …

Je me rends compte qu’avec les années, même en ayant vécu chez mes grands-parents pendant des années, j’ai oublié beaucoup de choses, sûrement à cause de mon jeune âge de l’époque, alors je me demande si mes enfants n’oublieront pas trop et trop vite leurs propres grands-parents, d’autant que dans leur cas, la distance géographique n’aide pas : plus de 100 km nous séparent d’eux, nous ne les voyons pas toutes les semaines, ni même parfois tous les mois …

J’espère qu’il leur reste encore assez de temps pour créer pleins de souvenirs, pleins de fous-rires, plein de tendresse dans leurs yeux, plein d’amour dans leurs cœurs, plein de bonheur partagé.

J’espère que Critchounette n’aura pas l’arrogance de son adolescence qui lui fera penser que le reste du monde est plus important.  Et j’espère que mon Petit Potam, du haut de ses 3 pommes, aura encore de longues années pour vivre le meilleur avec eux.

J’espère.  Vraiment.

 

Zelles

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