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J’ai test-thé “La princesse qui aimait les chenilles”

 

Cet été qu’ai-je lu?

 

Au Japon, j’ai terminé “La princesse qui aimait les chenilles” (éd. Picquier poche).

 

Le titre n’annonce qu’une seule histoire. Il y a en fait cinq autres regroupées et orchestrées librement par les deux auteurs, René de Cecatty et Ryôj Nakamura.

 

Ces contes ont différentes sources. Pour ne citer que quelques-unes: le Nihon minzoku jiten (Dictionnaire du folklore japonais aux Editions Kôbun-dô), Kaidan et esquisses japonaises (Editions Mercure de France), …

 

Ainsi cet ouvrage présente des contes folkloriques japonais. Nous sommes vraiment très loin des contes revisités et enjolivés par Disney. Les petits récits sont tout le contraire: lugubres et morbides, même bien tristes.

 

Cela m’a un peu désarçonné au début … est-ce que c’était à cause du titre “une princesse qui aime”? Huuumm?! La preuve de l’impact des idées socialement préconçues et véhiculées sur le statut féminin… Je digresse… désolée!

 

Les titres de chaque nouvelle sont:

  1. Hôichi sans oreilles
  2. Les Kappas
  3. La femme des neiges
  4. Le village des vieillards sans enfants
  5. Le spectre sans visage
  6. La princesse qui aimait les chenilles

 

Mes observations

 

Je ne peux pas dire que j’ai raffolé de cet ouvrage. J’avoue ne pas avoir aimé le rythme de l’écriture. Trop lourd à mon goût.

 

Toutefois il reste intéressant sur deux points.

 

Déjà il vous fera découvrir l’univers folklorique japonais: les kappas, la femme des neiges, les Onis (démons) et autres fantômes et esprits. Si vous êtes intéressé par ces personnages fantastiques japonais il y a un mangaka japonais qui a abondamment écrit sur le sujet: Shigeru Mizuki et son dictionnaire des Yôkai (éd. Pika).

 

Cet ouvrage vous pousse malgré tout  à faire des rapprochements (ou pas) avec sa propre culture et connaissance des contes occidentaux. C’est une gymnastique intéressante car on se rend compte que les civilisations de ce monde partagent toutes le même fond intellectuel … des liens étant indéniables. Ces contes nous le rappellent!

 

Les différents contes sont truffés de mots japonais. Et ça j’ai beaucoup aimé! Ces mots se rapportent à ces objets usuels japonais mais pour lesquels on ne connaît pas le nom.

 

Par exemple:

 

  1. Biwa – instrument de musique japonais à cordes qui ressemble à une mandoline.

 

  1. Irori – c’est le fameux feu-ouvert japonais encastré dans le sol

[image – crédit – OchaNokcha – 2017 – Takayama]

 

  1. Kibidango – sucrerie japonaise (“wagashi”) composé de millet, spécialité de la Préfecture d’Okayama. Je n’ai jamais dégusté à ce jour cette petite friandise.

(source image: http://japan-brand.jnto.go.jp/foods/sweets/56/)

 

  1. Shikaodoshi – c’est ce fameux objet sonore que l’on trouve dans les jardins japonais et qui joue avec l’eau. Originellement, cet instrument, éloigné des considérations esthétiques, servait à éloigner les animaux par le bruit sec émis après l’évacuation de l’eau.

 

 

Pour conclure

 

Ce livre ne vous fera pas vibrer. Mais pour quelqu’un comme moi qui est passionnée du Japon, toute information sur la culture japonaise est bonne à prendre !

 

Ce livre est une toute petite introduction au monde onirique japonais. Une base qui vous donnera les ailes pour aller plus loin.

 

 

Crédit – Photo N°1 et 2 OchaNokcha – 2017

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