Culture Evasion

J’ai tes-thé des anime japonais Part II

Quel est un des meilleurs moments pour siroter un bon thé japonais ?

En regardant un bonアニメ (anime), tiens donc !

J’ai test-thé il y a déjà fort longtemps les anime japonais. J’appartiens à la génération du Club Dorothée qui  était une de mes sources principales pour visionner les anime.

 

 

Je reste à l’affut des derniers anime de qualité. A côté des films d’animation tout droit sortis des studios Ghibli, il existe d’autres petites perles qui s’exportent plus difficilement.

Avec mes filles – aussi friandes que moi des anime japonais – nous avons regardé récemment les deux anime suivants:

  • Koe no katachi (聲の形) – Septembre 2016
  • Kimi no na wa (君の名は) – Août 2016

 

.

Koe no katachi (聲の形)

C’est par ici.

 

 

Kimi no Na wa (君の名は)

 

(source)

 

Contrairement à Koe no Katachi, ce long métrage est basé sur un “light novel” du même nom. L’artiste qui est derrière ce film d’animation de 2016 est Makoto Shinkai. Ce directeur/auteur/cinématographe est connu également pour les très célèbres films d’animation comme:

C’est un des rares films non-Ghibli qui a été projeté dans nos salles belges il n’y a pas si longtemps. Je me rappelle que lors de mon premier passage au Japon (2016), il y a avait des affiches partout annonçant la sortie de l’anime. Ma curiosité était déjà piquée.

L’histoire?

“Your name” conte une histoire d’amour sur le mode fantastique. Et donc de prime abord, le traitement sera loin d’être réaliste. Et pourtant ….

Un garçon de la ville (Taki Tachibana) et une fille d’un village(Mitsuha Miyamizu) vont échanger leurs corps à leur insu et connaître la vie de l’autre.  Ils vont chercher ensemble à éviter une catastrophe naturelle.

Sur cette prémisse, on aurait pu croire qu’elle aurait été traitée de façon comique … Mais OH que non! L’humour est bien là. Cependant toute l’histoire est symbolique et teintée de la religion shinto, l’autre religion importante du Japon.

Ce film est beaucoup plus difficile à déchiffrer pour l’oeil d’un Occidental n’ayant jamais baigné dans la culture shintoïste. Contrairement à Koe no Katachi où la plupart des sujets abordés peuvent être compris et interprétés par nos codes culturels … hummm ceci est beaucoup moins possible avec Kimi no Na wa.

Oui, on retrouve les thèmes de l’amour, de l’adolescence et de la découverte de l’autre sexe, … Mais pour le reste, il y a tellement de détails qui nous échappent comme les danses, les symboles et les divinités shintoïstes. En effet on parle de Kagura, de musubi, de kami, … . Les Kagura sont des danses spirituelles. Les Kami sont des dieux. Le musubi est un concept qui décrit les liens invisibles entre les personnes et les choses autour d’elles. Musubi est également le dieu japonais de l’amour et du mariage.

Ceci explique pourquoi mon analyse sera plus incomplète.

Alors cette fois-ci je vous dirais de visionner cette vidéo Youtube pour vous armer mais attention aux spoilers!

 

 

Quant au dessin … là encore Makoto Shinkai est excellent. Il n’y a rien à dire. Toutefois le style est plus classique que Koe no Katachi. Mais cela reste beau !

Quant à la bande-son, qui est plus présente et de facture plus classique, elle ne m’a pas marquée contrairement à l’anime précédent. La chanson principale intitulée “Sparkle” et chantée par RADWIMPS est pas mal. Je devrais peut-être analyser les paroles de l’OST :-).  J’avoue que c’est très rare que j’attache de l’importance à la bande-son si elle ne sert qu’à décorer et ne fait pas partie intégrante de la narration.

 

 

Ce film est pour un public de tous les âges.

Conclusion

Ces deux anime paraissent opposés: Le dessin, le genre, les tons, la bande-son, les références religieuses…

Toutefois ils ont un point en commun: la (non)-communication entre les êtres et leur environnement.

L’un en parle au travers de l’absence de voix au moyen d’un personnage sourd et muet. L’autre en parle au moyen de l’idée du musubi, un concept shintoïste qui définit les liens “invisibles” tissés entre les gens et les objets/choses de ce monde.  Dans ce film, il est représenté par les fils tissés et par les bracelets. En Anglais, on peut l’assimiler au “Read Thread of Fate”.

La “voix” peut prendre multiforme: Celle du cœur, celle de la destinée, celle de la culture, celle de nature.

Dans les deux anime, les personnages persévèrent et établissent les ponts de la communication malgré un monde difficile, hiératique et individualiste. Dans Koe no Katachi , Shoya apprend le langage des signes.
Dans Kimi no Na wa, ils commencent – où devrais-je dire “terminent” ?- par demander leurs noms respectifs.

 


 

Zelles

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