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Du chagrin à l’espoir, l’amour est éternel | Sandrine Dupuis, accompagnatrice spirituelle

 

Il fait nuit, seules quelques bougies éclairent la pièce. Nous y avons créé une ambiance douce à l’abri des regards pour une soirée au coin du feu. Une odeur vanillée nous parvient de la cuisine. Elle est douce, flottante et agréable. Sa présence est parfaite pour accueillir nos amis qui viennent passer la soirée avec nous. Les enfants ont enfilé leur pyjama et leurs pantoufles fourrées. Emmitouflé sous une couverture de laine confortable, blotti dans mes bras, le plus jeune est assis sur mes genoux et je lui caresse les cheveux. Tout le monde est installé. L’ambiance est sereine et les rires sont au rendez-vous. C’est à celui qui raconte ce qui amusera toute la galerie. Même le chat est de la partie. Il ronronne en guise de réponse aux conversations animées. Les flammes de la cheminée s’élèvent de plus belle tandis que le chocolat chaud coule dans les gorges assoiffées et que les biscuits craquent sous les dents de nos bouches gourmandes. Le petit serre sa peluche contre lui et je le serre contre moi. Avoir du temps pour se dire, du temps pour se câliner, pour s’aimer. C’était le temps de l’amour en toute simplicité.

Il fait froid dans mon cœur, il fait humide sur mon visage. On ne pense jamais à investir dans une entreprise qui fabrique des mouchoirs. Ironie… me direz-vous ! Oui : ironie, colère, dépit, cassure, culpabilité, peur, destruction, anéantissement… sont les mots qui surgissent au début d’un deuil. Plus rien ne compte si ce n’est le souvenir et les regrets. Plus rien ne sera pareil sans lui.

Le chagrin vous fait perdre vos repères, il vous détruit à petit feu. Les émotions sont à fleur de peau. Les émotions ont l’odeur du sang et de la pluie. Elles sont ternes et agitées. Le jour est une grisaille et la nuit, au lieu de dormir, on pleure encore. Le chagrin engourdit la vie ou du moins ce qui la représente. Eprouver le chagrin est un mal nécessaire. Il est comme la neige qui recouvre le sol pour imposer le silence et accueillir le givre, tueur de vermine. Le chagrin est le coup de balais qui assomme le superflu, réduit à néant la poussière de nos idéaux, nettoie ce qui doit l’être. Il faut laisser l’hiver passer, il faut laisser la poussière se poser. Après le temps de la neige, il y a toujours celui du printemps… du moins si on veut bien lever les yeux et se fondre dans l’éclaircie.

 

Image par Marion Wellmann de Pixabay
Image par Marion Wellmann de Pixabay

 

Une vie constituée de rêves inassouvis, de peut-être et d’on ne sait jamais représente l’espoir, une vie de doutes dans l’espoir de… L’espoir est le désir d’un monde meilleur survenant par magie dans un futur proche ou éloigné. Il est cependant normal d’espérer un changement alors que nous sommes dans la souffrance et c’est sans doute une bouée de sauvetage qui nous permet de tenir. Mais à lui seul, l’espoir n’est qu’un hypothétique futur. Avec le recul, les événements douloureux de notre vie peuvent prendre une autre coloration. Ils ne sont pas devenus joyeux mais nous comprenons qu’ils nous ont fait grandir. Quand on se retourne et qu’on voit le chemin parcouru, c’est alors que nous réalisons la portée des moments difficiles. Nous les redoutons, les méprisons lorsqu’ils se présentent à notre porte et souhaitons grandir sans avoir à passer par là. C’est parfois le cas mais bien souvent, c’est suite à de grands bouleversements qu’arrivent les grands changements. C’est le cas après la perte d’un être cher. Le refus de ce qui est arrivé, la douleur liée au chagrin, l’espoir que tout redevienne comme avant puis… céder à l’acceptation. Ce qui est est. Accepter ce qui est est une étape indispensable pour franchir la barrière du deuil mais elle n’est certes pas facile.

Venu sur terre, à l’école de la vie, tu en es reparti jeune. La mort n’a pas d’âge. Elle surgit quand nous ne l’attendons pas. Pour ceux qui restent, la vie est préférable à la mort mais en apprenant à nous connecter à ce qui est plus grand que nous, nous pouvons ressentir que nous sommes bien plus qu’un corps. De cette perception vient la compréhension, l’acceptation et la gratitude pour ce que nous avons partagé. Celui qui est parti devient la complétude de nous-même par le lien qui surplombe l’espace et défie le temps. Tu es toujours présent, tu es le présent, le cadeau de ma vie. Tu es l’étoile dans la nuit, la lumière du jour et quand je pense à toi, j’entends la musique des anges qui te berce et me berce jusqu’au jour de nos retrouvailles. La vie est mouvement, la mort inquiétude mais l’éternité est la source de paix. Vivre un deuil et le dépasser, c’est comprendre que la mort n’existe pas, seul le corps disparaît, la vie et l’amour perdurent à jamais. Il fait nuit, seules quelques bougies éclairent la pièce et dans leurs flammes, nos souvenirs se confondent et leurs reflets murmurent les mots les plus doux.

Je propose gratuitement des groupes de soutien sur le net via ma page

Sandrine Dupuis, accompagnatrice spirituelle

 

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