Billets d'humeur Poésie

La solitude, ça n’existe pas – Billet d’humeur



“Je vous entends déjà d’ici, je lis sur vos lèvres, je me faufile, tel un poisson ou un poison, selon, dans vos esprits au risque de créer un cataclysme, un séisme, de provoquer une sommaire et indéfinissable irritation.
Je lis toute l’abnégation sur vos fronts : mais quelle folie ! Quelle guêpe l’a-t-elle donc piquée ? S’agit-il bien d’une fille sensée ? La solitude, ça n’existe pas ! Mais dans quel monde Vuitton ? 🙂 
Pas dans le mien, apparemment.
Petite piqûre de rappel justement ! 
Nous naissons du ventre de notre mère, petit embryon tel un têtard nourri d’un téton…Bon, imaginons ! 
Elle exagère ! Son humour pourrait prêter à la censure, à choisir, j’opterais pour la dérision.
J’ai ouï dire que les sensations étaient plus fortes à deux… Qu’à deux, tout était mieux.. Il paraît même qu’on est ingénieux, généreux et heureux…
Pour ma part, j’ai, jadis, joué le jeu. Et du feu, me suis brûlé les ailes. Je me passerais de détails en dentelles mais d’émois en moi, je suis devenue Elle, une femme qui, désormais, rit aux éclats et s’émerveille. Et s’assume, sans pareil ! 
Je n’avais peut-être pas le bon mode d’emploi et même si j’ai fait ce que l’on peut, et bien j’ai préféré laisser prier les Dieux, éviter les écueils et les adieux, et les cieux encombrés de tonnerres au goût de miel. Car, en somme, je n’avais besoin de plaire à personne.
Tu m’avais trouvée là, perdue parmi les choses, alors que l’heure d’un matin clair sonne, sur mon rocking-chair. Je me balançais au gré du vent, un livre ouvert.
J’étais si bien, devant ma petite maison de campagne, la tête en l’air.
Paisiblement, je me languissais de la visite du facteur, le bonjour du voisin, peut-être même que je n’attendais tout simplement rien.
Pourquoi faut-il être deux pour être heureux ?
J’aimerais qu’on m’explique les rides d’expression au coin de mes yeux, ce sourire qui s’affiche quand je visite un lieu.
Je ne suis ni un drone, ni un être odieux. Juste une femme qui aime ce qui l’entoure et ceux.
En moi, se diffuse l’amour.
Oui, je sais, j’ai eu le coeur brisé. A force de cassures et de brisures, il est devenu peureux… Dois-je m’en excuser auprès des audacieux ?
Enfin, soit, pour résumer mon choix, je proclame que la solitude, ça n’existe pas.
Je ne suis ni reine, ni roi.
Je me lève le matin avec entrain.
Je me couche et m’endors sans chagrin.
Je ne me projette pas dans un mois, ni dans le lointain.
Je vis simplement mais je vis bien, je sème sur mon destin une graine de sagesse qui fera, je l’espère, son p’tit bout de chemin”.

D’après une très belle photo de Denise Hébert publiée avec son aimable autorisation.

Zelles

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