Billets d'humeur Kids

Mes loulous du bout du monde

 

Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu un cœur d’artichaut, même si je réussis parfois très bien à le cacher avec mon visage à première vue froid, distant et antipathique, ça éloigne les emmerdeurs, c’est parfois utile ! haha

Quand j’étais petite, je ramenais tous les chats errants à ma mère, je voulais adopter tous les animaux que je croisais, je voulais devenir vétérinaire, mais ça ne s’arrêtait pas qu’aux animaux : je voulais aussi que ma mère m’adopte “un petit frère  noir” !! Bon, je n’ai jamais eu mon petit frère noir, mais plus tard, j’ai eu une fille métisse, fruit de mon amour avec son papa congolais.

Mes ambitions de devenir vétérinaire ayant été calmées par mes résultats en sciences à l’école qui frôlaient le niveau zéro, j’ai ensuite voulu devenir photographe pour parcourir le monde, partir en Afrique et faire des photos des animaux sauvages, des enfants, des gens, montrer la famine, les mauvaises conditions de vie, pour éveiller les consciences et essayer de sauver le monde.  Mais tout comme je n’ai jamais eu de petit frère noir, je ne suis pas non plus devenu “grand reporter”, ni pour 30 millions d’amis, ni pour l’Unicef.

Bref, tout ça pour dire que je suis un vrai Saint-Bernard dans l’âme.

Tout naturellement, au fil des ans, l’envie d’aider des enfants, peu importe le continent au final (soyons raisonnables, ya pas qu’en Afrique que des gamins crèvent de faim) me restait dans la tête.   L’envie d’adopter a toujours été présente mais je ne sais pas si ce sera un jour possible (j’espère vraiment).  Et en attendant de peut-être un jour adopter, pourquoi pas profiter de ces systèmes de parrainage ?

J’attendais donc de trouver une petite asbl qui me donnerait confiance et qui me permettrait de réellement parrainer un enfant en particulier.  Qui me permettrait de lui écrire, de suivre son évolution au plus près, de voir que mon argent lui était vraiment utile, de voir que cet enfant recevait réellement mes cadeaux, mes lettres.  Je voulais un truc simple et clair, à petite échelle.  Pas besoin de mettre 300.000 personnes sur le terrain et gérer des millions pour faire avancer les choses, même si ce serait bien utile si c’était réellement le cas.

Et j’ai trouvé !

Yalla ! En avant ! est une petite asbl de la région liégeoise, donc près de chez moi, à 30 km.  Elle est gérée par seulement quelques personnes et seulement 350 enfants environ sont parrainés actuellement au Bénin et au Burkina Faso.  Le parrainage ne coûte que 10 €/mois et assure les besoins de première nécessité à l’enfant : nourriture, logement, santé, éducation.  Je peux payer plus que 10 €/mois si je le souhaite, mais rien n’est obligatoire.

Depuis quelques mois, je suis donc officiellement la marraine d’une petite Baké de 4 ans et demi, orpheline de mère, qui habite au Bénin.  L’école ne commençant qu’à partir de 5 ans là-bas, elle n’y va pas encore, mais à partir de l’année prochaine, je sais que grâce à mes dons, elle pourra intégrer une école et suivre une scolarité “normale”.  Elle sera mieux suivie d’un point de vue santé et éducation.

 

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Lors de mon premier mois de parrainage, j’avais pris le parti d’envoyer un peu plus d’argent, afin qu’on lui fournisse sur place quelques petites choses utiles à son confort (moustiquaire, lampe solaire) et qu’elle puisse bénéficier du Vermox, un médicament utile pour combattre les vers (les enfants sont souvent touchés à cause du manque d’hygiène).  J’ai pris le parti de le faire parce que ça me tenait à coeur, mais l’asbl ne m’a rien demandé, n’a rien exigé.

Il y a quelques semaines, j’ai aussi craqué sur la jolie bouille d’un petit garçon de 2 ans, Fernand.  L’avantage avec lui, c’est qu’il est légèrement plus jeune que mon fils, les vêtements et jouets qui ne servent plus à mon petit diable seront envoyés là-bas pour aider le petit Fernand à grandir et s’épanouir un peu plus.

 

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Avant de prendre cet engagement de marraine via cette asbl, c’est avant tout un engagement à titre personnel que je prends, un engagement vis-à-vis de cette fillette et ce petit garçon qui n’ont rien demandé mais qui en ont tant besoin.  Je me sens le devoir de les aider, de subvenir à leurs besoins.  Ils en ont besoin et j’en ai besoin également.  J’ai besoin de savoir que je suis utile.  Quelque part.  Pour quelqu’un.

Si je pouvais, je prendrais l’avion tout de suite et j’irais les voir, les prendre dans mes bras, voir ce qui leur manque et les aider moi-même, de mes petites mains, mais bon, ça, ce sera peut-être pour plus tard … Va falloir économiser d’abord !

Ce que j’apprécie avec cette asbl, c’est qu’elle est toute petite, à échelle humaine, et que tout semble assez clair.

Sur place, ils agissent à petites doses, pour réellement aider les gens, mais pas simplement les prendre en pitié en leur donnant de l’argent ou en achetant du matériel et des médicaments : ils font en sorte que les autochtones se prennent en charge eux-mêmes, en leur expliquant, par exemple, comment cultiver certains produits, les revendre, racheter des graines pour les prochaines récoltes, et profiter des bénéfices pour nourrir leur famille, leur village.  Récemment, ils ont offert un âne à un homme qui en avait besoin pour ramasser les ordures dans son village (ils n’ont pas, comme chez nous, un système de ramassage des déchets, tout s’entrepose donc n’importe où n’importe comment, bonjour l’insalubrité).  Ils ont aussi en train de construire un centre de renutrition pour les enfants malnutris, des enfants tellement mal en point qu’ils frôlent la mort.  Ils pourront alors les prendre en charge, les aider à se remettre sur pied.

Dans certains villages où se pratique encore l’excision des fillettes, ils prennent des accords avec les parents : on parraine vos enfants, on vous aide pour les nourrir et les envoyer à l’école mais en contrepartie, pas d’excision.  Si vous excisez, on arrête de vous aider.  Et ça marche 🙂

Donc voilà.  Je sais où va mon argent.  Je sais à qui il profite, à quoi il sert.  J’ai des nouvelles de mes filleuls régulièrement.  Il y a quelques semaines, j’ai fait parvenir 2 petits colis pour eux, comprenant quelques vêtements, livres et jouets et il y a quelques jours, j’ai eu le grand bonheur de recevoir des photos de mes deux petits recevant mes cadeaux.

Je sais qu’il n’est pas facile d’avoir confiance en toutes ces ONG mais là, je pense que j’ai trouvé ce qu’il me fallait.  C’est petit, c’est à taille humaine … Les petits ruisseaux font les grands cours d’eau … C’est avec des petites pierres qu’on fait de grands édifices 🙂

Si vous aussi, vous voulez parrainer un enfant du Bénin ou du Burkina Faso, l’envoyer à l’école, l’aider dans ses besoins les plus vitaux (santé, éducation), lui éviter l’excision ou un mariage forcé, n’hésitez pas à contacter l’asbl 😉

Yalla ! En avant !

Site officiel : http://yallaenavant.org/

Page facebook : http://www.facebook.com/groups/149596468466541/?fref=ts

Les enfants à parrainer : http://www.facebook.com/enfantsaparrainer2016/?fref=ts

 

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